La posture du praticien




Michael White propose
4 postures possibles



Décentré et influent : Positionnement potentiellement vivifiant pour le coach
Centré et influent : Positionnement potentiellement accablant pour le coach
Décentré et non influent : Positionnement potentiellement invalidant pour le coach
Centré et Non-Influent : Positionnement potentiellement épuisant pour le coach


L’intention du praticien narratif est de prendre une posture « décentrée et influente » dans les conversations avec les personnes en consultation – de développer des pratiques thérapeutiques qui lui permettent d’occuper le quadrant en haut à gauche.

La notion de « décentré » ne fait pas référence à l’intensité de l’engagement du praticien (émotionnel ou autre) envers les gens en consultation, mais à son succès à accorder la priorité aux histoires personnelles et aux connaissances et compétences des gens. En ce qui concerne les histoires de vie personnelles des gens, dans le contexte de ce succès, les personnes ont un statut « d’auteur principal », et les connaissances et compétences générées dans leur histoire sont les questions les plus importantes.

L’influence du praticien narratif n’est pas à prendre dans le sens qu’il imposerait un ordre du jour ou ferait une intervention, mais dans le sens de construire, au moyen de questions et de réflexions, un échafaudage qui permette aux gens de :

a) décrire plus richement les autres histoires de leur vie,
b) entrer dans et explorer quelques territoires de leur vie laissés de côté, et
c) se familiariser d’une manière plus significative avec leurs connaissances et compétences de vie appropriées pour répondre à leurs soucis, situations difficiles et problèmes proches.


Ce n’est pas donc pas dans le rôle du praticien :
- De construire une nouvelle histoire
- De recadrer l’histoire des gens
- D’interpréter leur vie
- D’applaudir
- De faire des compliments
- De pointer les points positifs
- De donner son opinions, des conseils
- De mettre l’accent sur les points forts, les ressources.

"Dans ma position, ce n’est pas mon rôle d’interpréter. Je soutiens leur interprétation. Ce n’est pas à moi de devenir l’auteur, au contraire, je leur donne la possibilité de redevenir les auteurs de leur histoire. Je ne raconte aucune histoire mais je mets en place les conditions pour qu’ils racontent et donnent du sens, vers d'autres hypothèses.
Je les soutiens pour qu’ils deviennent plus actifs, de sorte qu’ils retrouvent leur voie première (histoire subordonnée, secondaire)."



Michael White,
séminaire 2004 à Paris


Dernière mise à jour de la page le 26/04/2016  | Haut de page | 883278 pages vues