Comment pouvez-vous faire ce travail ? (1)


Réponses aux questions posées
par l’expérience du travail avec des femmes
ayant subi des abus dans leur enfance.

Par Sue Mann (1)




Cet article explore des façons de comprendre l’expérience des thérapeutes travaillant dans le champ des abus sexuels infantiles. L’auteure y décrit comment, régulièrement, les femmes qui la consultent lui demandent « comment pouvez-vous faire ce travail ? ».
La première partie de cet article explore les différents sens que cette question peut prendre pour les femmes qui la posent à leur thérapeute. La deuxième partie examine les nombreuses et différentes expériences de l’auteure en matière de conversations thérapeutiques avec des femmes ayant subi des abus sexuels dans leur enfance. La dernière partie focalise sur les vécus de détresse de la thérapeute, qui accompagne parfois ce genre de travail. Une série de questions est proposée dans l’espoir qu’elles pourront apporter de l’aide à d’autres thérapeutes.

Note de la traductrice*
La grammaire française impose l’usage du masculin dans la traduction des articles anglais indifférenciés « the » ou « a », comme dans celui du démonstratif « this » lorsqu’ils sont utilisés dans un sens générique. Il convient de se souvenir que, dans ces contextes, « the therapist , par exemple, signifie aussi bien « la » thérapeute.


INTRODUCTION
Lorsque j’ai entendu pour la première fois la question « Comment pouvez-vous faire ce travail ? », de la part d’une femme qui me consultait sur les effets d’un abus sexuel infantile dans sa vie, sa question m’a prise par surprise. Elle était posée d’une manière suggérant que cela devait être soit « dur », dans un sens pesant, soit « déprimant » ou « bouleversant » pour moi d’entendre ses expériences d’abus sexuels. J’ai eu alors le sentiment qu’elle impliquait que mon vécu des séances ne pouvait être que difficile. Depuis ce temps-là, d’autres femmes m’ont posé la même question. Parfois, des femmes m’ont fait savoir qu’elles étaient conscientes que je rencontrais beaucoup de femmes sur ce thème. Elles étaient curieuses de savoir ce que cela signifiait pour moi d’écouter toute la journée des femmes parler de leurs expériences d’abus et de leurs effets dans leur vie.
Au début, j’ai été surprise de me rendre compte que les femmes qui avaient rendez-vous avec moi pouvaient imaginer que mon vécu premier de ce travail serait la difficulté, la dépression et/ou le bouleversement.
Cette prise de conscience a soulevé d’autres questions pour moi. Je me suis demandé si les femmes pensaient que je devais être, d’une certaine manière, endurcie dans mon écoute, ou exceptionnellement habile, ou professionnellement détachée si je ne voulais pas être affectée négativement par ce que j’entendais d’elles. Je me suis demandé si elles s’imaginaient que trouver des moyens de ne pas être affectée faisait partie de mon travail. Ces réflexions m’ont exhortée à réfléchir à la complexité de la réponse à cette question « Comment pouvez-vous faire ce travail ? » Cet article est une exploration de quelques aspects de cette complexité.

Dans cet article, je me suis occupée d’explorer deux questions :
Premièrement, comment puis-je répondre aux femmes qui me demandent « Comment pouvez-vous faire ce travail ? »
Deuxièmement, comment pouvons-nous, en tant que thérapeutes, explorer le sens de notre expérience de ce travail ?


PREMIERE PARTIE : REPONDRE AUX FEMMES QUAND ELLES POSENT CETTE QUESTION
Pour réfléchir aux manières de répondre à la question « Comment pouvez-vous faire ce travail ? », il semble en premier lieu important d’explorer le sens que cette question pourrait avoir pour les femmes qui nous la posent.
J’aimerais commencer par décrire la contribution d’une femme nommée Cathy à mes idées sur le sujet. Cathy est venue me consulter à propos des effets d’abus subis dans son enfance. Lors de notre première rencontre, Cathy m’a dit qu’elle savait avoir besoin de quelqu’un à qui parler des abus qu’elle avait vécus, mais qu’elle se sentait tellement touchée qu’une praticienne comme moi entende ces choses, qu’elle hésitait à commencer. J’appris d’elle que, par le passé, elle avait été incapable de parler de ses expériences à d’autres thérapeutes en partie à cause de cette inquiétude. J’ai demandé à Cathy s’il y avait la moindre question qu’elle aimerait me poser qui l’aiderait à commencer à parler des abus. Voici ses questions :
Quelle est votre expérience de la thérapie concernant des abus ?
Qu’est-ce que cela vous fait d’entendre parler d’abus ?
Quel soutien avez-vous sur votre lieu de travail ?
Que pensez-vous de la thérapie et de la manière dont elle fonctionne avec des gens comme moi ?

En répondant à ses questions, j’ai aussi fait connaître à Cathy ma curiosité sur ce qu’elles pouvaient refléter de ses préférences dans la vie et sur ce qu’elle savait pouvoir lui convenir pour raconter son expérience des effets des abus. Voici quelques unes des questions que j’ai posées à Cathy :
Avez-vous une idée du genre de récit qui pourrait vous aider ?
Avez-vous l’expérience d’un récit qui vous aurait aidé dans le passé ?
A votre avis, qu’est-ce qui rend un récit aidant ou non-aidant pour vous ?
Quel genre d’écoute facilite le genre de récit que vous aimeriez faire ?

Cathy m’a rapidement répondu que le genre de récit qui serait important pour elle serait un récit qui signifierait que l’abus s’arrêtait là, un récit qui ne laisserait pas entendre que l’abus se prolongeait par un impact destructeur, douloureux, négatif ou traumatisant sur la vie des autres, y compris la mienne en tant que thérapeute. Nous avons alors réfléchi à d’autres questions comme :
Pendant nos séances, comment pouvons-nous continuer à savoir si ce récit est aidant ou pas ?
Y a-t-il d’autres personnes qui pourraient vous apporter du soutien dans le récit de ces choses difficiles ?

Cette conversation est gravée dans ma mémoire pour me rappeler ce que cela peut signifier pour des femmes de faire les premiers pas et de parler d’aspects de leur vie qui ont été si puissamment réduits au silence. Elle me rappelle aussi les engagements qui accompagnent le désir des femmes d’élever leur voix et qui nous renseignent sur leurs préférences concernant la manière dont ce partage peut avoir lieu.
Pendant les séances de thérapie, les inquiétudes comme celles de Cathy sont très courantes. J’entends souvent des femmes exprimer leurs soucis concernant l’effet que ça peut me faire d’entendre parler des abus qu’elles ont vécus. Cette anxiété s’exprime souvent pas des questions comme « Comment pouvez-vous faire ce travail ? », « Est-ce que ça ne vous émeut pas aussi ? », « Comment prenez-vous soin de vous ? », etc. D’autres fois, cela s’exprime différemment. Par exemple, de nombreuses femmes me préparent, avec beaucoup de prévenance, à entendre ce qu’elles ont envie de dire. Quelques femmes m’ont fait savoir d’avance qu’il y avait des choses très dures dans ce dont elles voulaient parler et elles voulaient savoir si c’était d’accord pour moi d’entendre ça. Quelquefois, des femmes m’ont aussi demandé comment je reçois du soutien dans mon travail et, à l’occasion, on m’a demandé directement ce que cela me faisait d’entendre parler d’abus de la part de tant de femmes différentes.

Je voudrais réfléchir à quatre sujets dans ma réponse à la question « Comment pouvez-vous faire ce travail » :
Premièrement : essayer de comprendre en quoi les inquiétudes de ces femmes peuvent se relier à leur expérience passée d’avoir essayé de parler de l’abus et à l’histoire de silence et d’incrédulité qu’elles ont pu vivre.
Deuxièmement : réfléchir à la manière dont la thérapie fonctionne.
Troisièmement : comprendre comment les abus peuvent affecter la vie des gens et leur expérience d’eux-mêmes.
Et quatrièmement : comme je l’ai mentionné ci-dessus dans mes conversations avec Cathy, quels peuvent être les intentions, les valeurs et les engagements qui influencent la raison pour laquelle une femme se soucierait de mon vécu lorsque je l’écoute.

Je vais maintenant examiner brièvement chacun de ces sujets.

EXPERIENCE D’AVOIR PARLE DES ABUS PAR LE PASSE
J’entends souvent les femmes qui viennent en thérapie avec moi pour les effets d’abus me dire qu’elles ont ressenti précédemment de la responsabilité pour avoir provoqué de la détresse chez d’autres thérapeutes ou chez des amis et des membres de leur famille. Ces femmes ont un sens accru des effets négatifs possibles de parler d’abus. Quelques unes m’ont fait part de la réaction d’autres personnes par le passé. Par exemple, on a pu leur dire « C’est trop dur pour moi », ou « Je ne peux pas écouter ce dont tu parles ». Quelques femmes m’ont dit que d’autres avaient été tellement bouleversés de les entendre parler de leurs abus qu’elles avaient été incapables d’en parler par la suite. Entendre les femmes me parler de leurs expériences m’a amenée à réfléchir à mon propre travail et à la manière dont les femmes pouvaient vivre mes réactions à leurs récits d’abus. Cela m’a conduite à m’intéresser vivement au sens que les femmes avaient retiré de ces expériences. Lorsque des femmes me posent la question « Comment pouvez-vous faire ce travail ? », ça m’intéresse d’entendre en quoi leur expérience passée d’avoir raconté leurs abus peut avoir contribué à certaines des inquiétudes qu’elles apportent dans nos conversations.
Les femmes apportent fréquemment dans ces conversations une longue histoire de silence forcé en ce qui concerne les abus – pas seulement de la part de la personne qui a abusé d’elles, mais de la part d’autres adultes importants dans leur vie qui ne les ont pas crues, et, d’une manière plus générale, elles rapportent un discours sociétal qui tend à ne pas ajouter foi aux récits d’abus rapportés par des femmes. (Linnel & Cora 1993).
Reconnaître que tant de femmes ont fait cette expérience lorsque nous commençons à parler d’abus donne forme à ce que j’entends quand une femme me demande « Comment pouvez-vous faire ce travail ? »

LA SIGNIFICATION DONNEE A LA THERAPIE
En essayant de comprendre ce que cela signifiait pour les femmes de m’interroger sur mon expérience de thérapeute, j’en suis venue à prendre conscience de l’existence de pré-supposés particuliers concernant la thérapie et qui contribuent à leurs inquiétudes. Beaucoup de femmes venues consulter m’ont raconté que leur inquiétude était en lien avec l’idée que la thérapie est le lieu où l’on vient « sortir tout » ou « lâcher tout ». L’idée que quelqu’un vient en thérapie pour « déverser » son abus dans l’espace thérapeutique à l’air de se répandre. C’est une idée que les femmes ont souvent retenue de leur expérience personnelle de thérapie, ou de ce qu’elles ont entendu de l’expérience d’autres personnes, ou qu’elles ont trouvée dans les livres et dans les films. J’ai même vu une femme s’excuser de « déverser tout ça… sur vous ».
En examinant les nombreux effets de cette conception de la thérapie, j’ai parfois réagi en décrivant que ce qui est important pour moi en les écoutant est ce que Michael White nomme la « double écoute » (2004). J’essaie de leur faire savoir que je souhaite entendre non seulement les effets que les abus ont eu dans leur vie, mais aussi d’autres récits de vie qui ont été réduits au silence, tus, non validés ou mis sur la touche. Je m’occupe à leur faire savoir que je n’écouterai pas que les histoires négatives, mais aussi des histoires concernant leurs croyances, leurs valeurs, leurs espoirs et leurs rêves. Je veux qu’il soit clair que l’abus n’est pas la seule histoire à raconter et que j’écouterai aussi des histoires alternatives. Ce peut être des récits de résistance –leur refus d’embrasser le grand-père pour lui dire au revoir peut ne plus être vu comme un exemple de « vilaine fille » mais au contraire comme une tentative de résistance à un abus. Il peut y avoir aussi des récits de soin, de protection des autres, des récits d’amour et de tolérance, des histoires de courage, ou d’inventivité ou d’imagination.

LES EFFETS DES ABUS
Lorsque les femmes parlent avec moi pour la première fois, elles se décrivent souvent en termes évoquant « l’indignité », le « doute de soi » et le « dégoût de soi ». Elles utilisent parfois des locutions comme être « un produit avarié » ou « cassé » ou même « haïssable ». En entendant ces descriptions, je suis consciente d’entendre « la voix de l’abus ». J’entends les descriptions que les femmes font d’elles-mêmes comme vues par les yeux de l’abus. Quand une femme me demande alors « Comment pouvez-vous faire ce travail ? », j’essaie de penser à l’influence que la voix de l’abus est peut-être en train d’avoir à ce moment-là dans notre conversation.
Des femmes m’ont dit que, la première fois qu’elles m’avaient parlé des effets des abus qu’elles avaient subis, elles s’inquiétaient de ce que j’allais leur confirmer qu’elles étaient « toquées », ou « folles ». Elles m’ont parlé de leur abus malgré un fort sentiment du risque que je pourrais penser qu’elles l’avaient cherché en se montrant « enclines à la promiscuité » dans leur enfance, ou qu’elles étaient « vilaines » ou « faibles » parce qu’elles n’en avaient parlé à personne auparavant, ou que je pourrais penser qu’elles désiraient cet abus puisqu’elles ne l’avaient pas arrêté, ou que j’en minimiserais les effets parce qu’il n’était pas « violent » ou parce que la personne qui avait abusé d’elles était également gentille parfois.
Quand j’entends la question « Comment pouvez-vous faire ce travail ? », cela attire mon attention sur ce que les femmes ont dû surmonter pour me parler des effets de l’abus dans leur vie. Cela attire mon attention sur l’importance du rôle que jouent encore les interprétations des autres dans la compréhension que cette femme a d’elle-même. Elle se trouve peut-être sous l’influence d’histoires de vie qui tentent de la convaincre qu’elle est méprisable ou que c’est de sa faute. Et ces influences peuvent aussi l’amener à penser que parler avec elle sera nécessairement pour moi une expérience négative.
Cette prise de conscience est aussi une source d’espoir pour moi dans mon travail. Parce que, malgré les effets de l’abus, cette personne a choisi de parler de son vécu et de commencer à interroger certaines manières de se voir qui avaient peut-être le statut de vérités dans sa vie. Dans ces moments-là, l’idée de Michael White de « l’absent mais implicite » a du sens pour moi (2000). L’idée que les expressions de la douleur peuvent témoigner de la transgression ou de la violation de certaines valeurs, nous ouvre des perspectives à explorer ensemble. La personne avec qui je suis en séance n’est donc plus quelqu’un dont je pense qu’elle est « abîmée » par l’abus, mais au contraire quelqu’un avec des valeurs, des espoirs, des rêves et des engagements qui ont été violés par l’abus. Cela nous offre l’occasion de découvrir ensemble quelles sont ces valeurs, quelle est leur histoire et pourquoi elles sont précieuses.

LES VALEURS ET LES INTENTIONS DERRIERE LA QUESTION
Ceci nous ramène à la conversation avec Cathy que j’ai mentionnée au début. Quand une femme me demande « Comment pouvez-vous faire ce travail ? », cela m’intéresse vivement de poser des questions sur les valeurs qui sous-tendent sa question ? Dans l’exemple de Cathy, il était clair pour elle que l’abus devait s’arrêter là. Elle était déterminée à s’assurer que ce qu’elle avait subi ne continue pas à avoir une influence destructrice, nuisible, négative ou traumatisante sur la vie des autres, y compris la mienne. C’était très important pour Cathy à mesure que nos conversations avançaient, et j’ai appris à entendre combien c’était une valeur forte dans sa vie.
En entendant parler des valeurs importantes auxquelles les gens tiennent, il est possible de leur poser plus de questions à leur sujet, il devient possible de les questionner sur l’histoire de ces engagements en faveur du soin et de l’implication. Il devient possible d’entendre des récits sur la manière dont ces engagements se sont retrouvés dans d’autres relations de valeur dans la vie de la femme. Il devient possible de découvrir des territoires de vie protégés des effets de l’abus.
Il y a beaucoup de choses que je tiens à prendre en considération et à garder à l’esprit quand quelqu’un me demande : « Comment pouvez-vous faire ce travail ? ». Mes réflexions portent sur l’influence des histoires de contrainte au silence ; sur les effets de certaines des significations données à la thérapie ; sur les effets de l’abus ; et aussi sur les valeurs et les engagements qui peuvent sous-tendre la question. Je suis attentive à ne pas présager du sens que cette question pourrait avoir pour la femme concernée.

Cela a été un défi pour moi de trouver des réponses à la question « Comment pouvez-vous faire ce travail ? » qui soient respectueuses des intentions des femmes qui me la posent et qui ne rajoutent en aucun façon à la loi du silence. A ce stade, j’ai une série de réponses différentes selon les contextes :
Quelquefois, je peux investiguer plus avant ce que cette femme en particulier aurait besoin de savoir de mon expérience professionnelle qui l’aiderait à parler de ce qui est important pour elle. Elle peut alors poser d’autres questions comme : « Est-ce que vous rapportez ces histoires avec vous à la maison ? », « A qui d’autre est-ce que vous parlez de ça ? » Ces questions me fournissent l’occasion de parler des manières d’avoir du soutien dans mon travail. Elles m’offrent aussi une chance d’être transparente en ce qui concerne les pratiques institutionnelles de supervision, la confidentialité, la documentation et d’autres pratiques professionnelles, aidant ainsi les femmes à prendre des décisions éclairées au sujet de ce dont elles me parleront.
Quelquefois, il paraît important de reconnaître qu’il y a des moments où je me sens triste ou affligée d’avoir entendu des histoires d’abus. Je ne reste pas neutre en entendant parler d’abus et j’essaie de clarifier pourquoi c’est important pour moi.
Quelquefois, je parle du large éventail de réactions que j’ai envers ce travail – réactions qui vont de la peine à la perplexité, la joie et la connexion.
Quelquefois je décris combien j’apprends de chaque conversation et combien mes consultations avec une femme m’aident dans mon travail avec d’autres. Je leur fais savoir que les conversations partagées avec l’une m’aideront à parler avec d’autres.
Quelquefois, je décris que lorsque j’écoute des femmes, je ne guette pas seulement les manières dont l’abus a influencé leur vie, mais aussi les autres histoires de vie qui ont été chéries et nourries pendant des années mais ont peu eu l’occasion d’être partagées avec d’autres personnes. Je mentionne que j’ai toujours de l’intérêt à entendre parler de relations qui auraient pu leur apporter du soutien au cours des années.
Fréquemment, je reconnais les contributions que les autres femmes qui m’ont parlé par le passé de leurs expériences d’abus ont apportées à mon travail. Je veux que la femme sache combien je m’appuie sur le savoir de ces autres femmes, et que je ne pourrais pas faire ce travail de la même manière sans le soutien de ces conversations passées.
Je m’intéresse à en savoir plus sur les raisons pour lesquelles cette question est importante pour les femmes, avec quelles valeurs, quels engagements elle pourrait être en lien. Et, si c’est pertinent, je cherche alors des moyens d’en faire faire de riches descriptions.
Enfin, il m’importe de vérifier avec les femmes les effets de mes réponses ; si ce que j’ai dit est intéressant pour la femme concernée, et s’il y a d’autres questions dont il pourrait être bon de parler (Morgan 2000).

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Dernière mise à jour de la page le 19/10/2016  | Haut de page | 852589 pages vues